Au cours des deux derniers millénaires, la mortalité par homicide a été divisée par des chiffres qui vont de 10 à 100 dans le monde occidental.
Selon le criminologue Manuel Eisner, leur fréquence était d’environ 40 pour 100 000 au XVe siècle dans les grandes villes européennes. Ce taux a drastiquement chuté à 11 pour 100 000 au siècle suivant, et à 3,2 pour 100 000 au XVIIe siècle. Au XXe siècle, il était de 2 pour 100 000. Il s’élève désormais à 1,1 pour 100 000 dans notre pays.
Le monde moderne serait donc moins violent selon cet important critère. Les armes contemporaines s’avèrent incontestablement plus destructrices, mais selon les estimations de l’anthropologue de Stanford Lawrence Keeley, la proportion de morts par guerre était beaucoup plus élevée dans le passé.
Un article de Rue89.
Laurent Bègue est professeur en psychologie sociale à l’université de Grenoble. Il publie ce mois de septembre « L’Agression humaine » chez Dunod. Pour Rue89, il revient sur huit idées reçues qui vont bon train sur la violence.
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