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Justice
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Les peines plancher
Pour coller à des faits divers, une mesure dangereuse, inutile et inefficace, faisant l’unité de la profession contre elle.
| Verbatim
« Je souhaite qu’on créé des peines plancher pour les multirécidivistes, parce que 50 % des délits, c’est 5 % des délinquants. »
N. Sarkozy - Mon projet.
Voir à ce propos l’idée reçue sur cette théorie.
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Résumé de la mesure
En cas de , le juge sera contraint (sauf exception) de prononcer des peines plancher :
L’ s’applique aussi sur les peines plancher, donc elles sont divisés par deux.
Les possibilités de dérogation par les juges aux peines minimales prévues sont très limitées, dans la mesure où la condition de « garanties exceptionnelles d’insertion ou de réinsertion » sera difficile à démontrer.
| délits |
Peine maximum encouru |
peine plancher |
| vol simple |
3 ans |
1 an |
| agression sexuelle, escroquerie, séquestration de moins de sept jours, vol commis dans un train ou une gare, vol avec violences légères, cession illicite de stupéfiants |
5 ans |
2 ans |
| agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans, extorsion, escroquerie aggravée, vol avec violence et en réunion |
7 ans |
3 ans |
| trafic de stupéfiants, violences volontaires ayant entraîné une mutilation ou une séquelle définitive, vol avec violences, vol avec violences et en réunion dans les transports en commun |
10 ans |
4 ans |
| crimes |
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| vol en bande organisée, viol, violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner |
15 ans |
5 ans |
| torture sur mineur de 15 ans, organisation de groupement terroriste, vol à main armée, viol sous la menace d’une arme ou par plusieurs personnes, séquestration de plus de sept jours |
20 ans |
7 ans |
| meurtre, empoisonnement, vol à main armée en bande organisée, trafic international de stupéfiants en bande organisée |
30 ans |
10 ans |
| assassinat, viol accompagné de tortures et actes de barbarie |
réclusion à perpétuité |
15 ans |
Loi renforçant la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs (n° 2007-1198 du 10 août 2007), parue au JO n° 185 du 11 août 2007
Contexte et chiffres
une loi dangereuse : un homme pris pour la seconde fois à dérober un CD dans un supermarché, vol qualifié, sera passible d’une peine plancher d’un an. Un mineur, âgé d’à peine 13 ans, qui aura commis un vol de pain au chocolat pour la deuxième fois, se verra obligatoirement condamné à un minimum de six mois d’emprisonnement. De plus, par l’apport de prisonniers, cette loi « ne fera qu’accroître les atteintes aux droits de l’homme liées aux conditions pénitentiaires (65 365 personnes pour 50 000 places) , pour lesquelles la France a été condamnée à plusieurs reprises par diverses instances internationales ». [source : Commission nationale consultative des droits de l’homme]
Sophie Desbruyères, secrétaire générale du Syndicat national de l’ensemble des personnels de l’administration pénitentiaire (Snepap) : « La dimension dissuasive de cette loi relève du fantasme total. Elle est peut-être réelle pour des gens qui n’ont pas de problèmes par rapport à la loi : c’est la fameuse peur du gendarme. Mais elle ne s’applique pas du tout à ceux que cette loi vise : les récidivistes. Un passage à l’acte, qui plus est une répétition de ce passage à l’acte obéissent à des logiques bien plus complexes ».
une lois incohérente : alors que notre système de droit romano-germanique est articulé autour de l’individualisation de la peine, cette loi copie le système anglo-saxon fondé sur la définition de peines minimales. Mais dans ce dernier cas, le « plaider coupable » équilibre un peu l’automatisme de la peine, car il autorise une très grande souplesse au niveau de la qualification pénale retenue et permet au ministère public de déjouer l’automatisme de la peine à travers le choix de la qualification des faits et la reconnaissance de culpabilité négociée avec le prévenu, ce que nous n’avons pas en France.
une loi inutile : la moyenne des peines prononcées pour les crimes en état de récidive légale (moins de 1%) était déjà supérieure à ces nouvelles peines plancher. Et selon le Sénat, « jusqu’à présent, les études menées sur les peines minimales n’ont pas démontré leur effet dissuasif sur la criminalité » [source : senat ] (voir réformer autrement ci-dessous)
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Réformer autrement
Des solutions existent : Il suffirait d’appliquer la loi de 1998, votée après de très longs travaux parlementaires, qui institue un suivi socio-judiciaire après la sortie de prison.
De plus, la totalité des rapports parlementaires récents souligne l’importance de l’aménagement des peines (libération conditionnelle, placement à l’extérieur, etc...) dans la lutte contre la récidive :
ils ne sont que 23% dans le cas d’aménagement de peine à récidiver au lieu de 40 % pour ceux ceux qui ont purgé entièrement leur peine
mais les aménagements de peine ne concernent que 18% des détenus.
[source : rapport du 28 juin 2007 de la Commission d’analyse et de suivi de la récidive]
Mais cette politique demande des moyens conséquents, que l’Etat ne veut pas donner.
Vos commentaires
- Les peines plancher - par Shields
Dès le commencement, je n’ai pas réfléchi à m’inscrire à votre site. Je dois dire aujourd’hui que c’est sans nostalgie. Il est brillant !
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- Les peines plancher - par Hall
Superbe Courrier, en vous souhaitant un grand succés avec votre portail. Amicalement
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- Les peines plancher - par Wickd
GG le modo en mousse
Go tag Pole Emploi et l’ANPE ( pareil ) au pire go faire ta pute
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- Les peines plancher - par Pampo
Franchement GG les ploucs
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